Histoire de la congrégation

 

Fondation 

« La pensée de vous réunir en communauté ne vient pas de moi, mais de Dieu. Voici de quelle manière Il me l’inspira : je voyais d’un côté les pauvres qui mouraient sans assistance spirituelle et corporelle et je me demandais ce que l’on pourrait faire pour les secourir et leur procurer la plus grande de toutes les grâces, celle d’une bonne mort.

D’un autre côté, je savais qu’il y avait dans le monde une foule de pauvres filles qui désiraient embrasser la vie religieuse et qui en étaient empêchées, faute de pouvoir fournir une dot. Leur sort m’attristait et je regrettais qu’il n’y eût pas un Ordre pour les recevoir. Je songeais à tout cela depuis longtemps, quand je me sentis pressé par une voix intérieure d’ouvrir moi-même une maison où ces pauvres filles seraient admises et dans laquelle on les emploierait à la garde des malades et à l’assistance des mourants. » (Père Bazin : « Mémoires sur la communauté de la Miséricorde » de M. Tucan)

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Développement

1823 : fondation.

1825 : approbation épiscopale.

La congrégation se développe très rapidement : en trois ans, elle compte dix-sept religieuses et treize postulantes ; douze communautés sont fondées en moins de quinze ans.

1855 (année de la mort du père Bazin) : la congrégation déborde les limites du diocèse.

1860 : elle s’étend au-delà des frontières.

Charisme 

Servir Jésus-Christ dans la personne des malades. C’est auprès de la Vierge debout auprès de la Croix que nous apprenons à compatir aux souffrances des hommes. Par nos gestes, nos attitudes, nos paroles, nous révélons que la Miséricorde est amour et tendresse, compassion, pardon et réconciliation.

La pauvreté : « Évitez en tout le luxe et contentez-vous du strict nécessaire ; il faut que tout se ressente de la pauvreté que l’on a vouée à Dieu. J’aimerais mieux voir la Communauté disparaître que de la voir devenir riche. » (op. cit.)

La congrégation aujourd’hui

Elle se compose de seize communautés en France et à l’étranger :

En France métropolitaine : à Sées, trois communautés : la communauté générale, la communauté Saint-Joseph (maison mère) et la communauté Jean Bazin (maison de retraite) ; à la Ferté-Macé, à Flers, au Mans et à Montreuil.

À l’Île de la Réunion : une communauté à Sainte-Clotilde.

À l’étranger : une communauté à Manzanares en Espagne, deux à Lomé, une à Bombouaka et à Kpalime au Togo, une communauté à Éfok au Cameroun et une communauté à Ouagadougou au Burkina Faso.